Il s’agit d’un processus naturel d’évolution en quatre phases, vécu par chacun d’entre nous au cours de notre 
croissance, par rapport aux personnes qui avaient de l’importance pour nous : nos parents, nos éducateurs, voire nos 
amis.

Il décrit l’évolution de la nature de notre relation à ces personnes dans les phases de l’enfance, de l’adolescence 
puis de notre maturité à l’âge adulte.

Nous sommes amenés à revivre un processus semblable dans nos relations à des personnes ou des organisations qui représentent pour nous une autorité de compétence (en particulier dans les apprentissages), d’antériorité, de pouvoir ou d’influence.

Il est difficile de passer de la dépendance à l’interdépendance sans passer par les cases intermédiaires.

processusdaccesalautonomie
1. La dépendance

Je reçois de cette autorité la sécurité, la protection, les informations et règles pour agir, la reconnaissance (positive ou négative) dans mon apprentissage ou suite à mes actions. Cette relation me permet de me construire en recevant.

2. La contredépendance

Je prends le contre-pied des règles et directives de cette autorité, je m’intéresse aux informations issues d’un point de vue différent du 
sien. Je m’appuie sur ce qu’elle m’apporte pour trouver ma consistance en me démarquant, en la critiquant. J’ai besoin de la fermeté de ses positions car dans cette relation je me construis en m’opposant.

processusdaccesalautonomie

Je quitte cette position en faisant le deuil du plaisir de m’opposer, en osant ma solitude

processusdaccesalautonomie
3. L'indépendance

J’ai assez d’assurance pour voler de mes propres ailes. J’ai besoin de poursuivre ma croissance seul, avec mes propres démarches, mes propres sources d’information, mes propres options. Je ne fais plus référence à cette autorité. J’ai besoin qu’elle accepte de me laisser poursuivre mon chemin à ma façon, qu’elle permette, voire protège mon indépendance. Je me construis en naviguant avec mes propres cartes et ma propre boussole. 

Je quitte cette position en accueillant les limites de ce que je peux faire seul, en faisant le deuil du plaisir que j’y trouve et en m’ouvrant aux richesses et contraintes d’une relation