Le verset qui précède notre passage de l’Evangile de ce soir est le suivant : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (v.21) qui est une invitation à une prise de conscience pour ajuster notre comportement. Ensuite Jésus illustre cela par l’exemple de l’argent. Le sujet que nous catholiques français nous n’aimons pas beaucoup aborder. Mais ce n’est pas grave. L’enseignement de Jésus n’est pas pour nous plaire ou nous flatter mais pour nous faire progresser vers son Père.

Alors il est question d’argent…

 

Et Jésus vient de nous dire :

 « Nul ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. »

 

        Jésus ne nous dit pas qu’il faut se débarrasser de l’argent mais il nous invite à le mettre à sa juste place, avoir une juste relation avec l’argent ou les biens matériels (ou en élargissant encore à nos activités diverses).

En effet. L’argent ne peut pas nous donner la vie. Mais nous pouvons donner vie à l’argent ou aux biens en les exploitant. Nous sommes invités à posséder l’argent pour les utiliser à bon escient mais non à se faire posséder par l’argent.

Cela veut dire que selon l’utilisation que je fais de mes possessions, elles peuvent se transformer en malédiction ou bénédiction.

Nous en avons un bel exemple avec la parabole de Lazare et de l’homme riche que le pape commente dans son message de carême. Voici un extrait :

 

        Selon l’apôtre Paul, «la racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent» (1 Tm 6,10). Il est la cause principale de la corruption et la source de jalousies, litiges et soupçons. L’argent peut réussir à nous dominer et devenir ainsi une idole tyrannique (cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 55). Au lieu d’être un instrument à notre service pour réaliser le bien et exercer la solidarité envers les autres, l’argent peut nous rendre esclaves, ainsi que le monde entier, d’une logique égoïste qui ne laisse aucune place à l’amour et fait obstacle à la paix.

 

        Il est question d’amour et de paix. Identifier les obstacles dont l’argent peut faire parti, permet de réajuster notre attitude.

Pourquoi Jésus nous rappelle cela ? cela était déjà mentionner dans les 10 commandements (Dt6,4-5 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.) ? car on a tendance à oublier rapidement. On se noie dans nos  petites épreuves quotidiennes, on se fait séduire par de faux dieux ou des idoles qui nous éloignent du vrai Dieu, les soucis nous font oublier. Même un préoccupation excessive de soi-même peut être un obstacle (est ce que je plais aux autres, comment est ce que je parais aux yeux des autres…) . C’est ce que relève en quelque sorte St Paul dans la 2ème lecture : « Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ».

Notre préoccupation première c’est Dieu !

Nous avons un Dieu qui nous aime car nous a créé et qui nous accompagne dans notre quotidien. La 1ère lecture nous fait entendre cette déclaration d’amour de Dieu envers l’homme. Nous avons un magnifique exemple dans l’Ancien Testament des 40 ans d’errance du peuple hébreux dans le désert accompagné jours et nuits par Dieu afin de les délivrer de l’esclavage des Egyptiens.

 

        Dieu nous invite à vivre cette réciprocité de l’amour : l’aimer en retour. C’est mettre notre confiance en lui. C’est ce que veut dire ces derniers versets « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice »

 

        Se détacher de la nourriture : c’est à dire ce qui est nécessaire pour vivre, nos besoins vitaux ; et se détacher du vêtement qui représente nos bonnes œuvres (Ap19,8) nécessaires pour exprimer ce que nous sommes. Ce n’est donc pas une invitation à ne rien faire ou à se laisser mourir mais une invitation à se soucier, avoir soif de Dieu, à agir en étant enracinés en Dieu.

 

        Alors chercher le Royaume de Dieu et sa justice c’est une sorte de garantie pour ne pas faire fausse route ou pour ordonner les priorités de nos vies ou pour vivre en enfant de liberté. Chercher le royaume de Dieu c’est chercher à faire la volonté de Dieu au quotidien. Chercher sa justice c’est être ajusté à Dieu.

Comment lui manifester notre confiance en lui ? peut être en utilisant son langage comme nous le dit le Ps 37 : « mets ta joie dans le Seigneur, il t’accordera plus que les désirs de ton cœur »

 

Alors

- Comment dans mon quotidien je manifeste cette marque d’amour de la présence de Dieu en moi ? Comment est-ce que ma réponse à Dieu transparait dans ma vie ?

- Quel est le « plus » en moi  qui fait comprendre au monde que je vis un chemin de bonheur (malgré les difficultés que je peux rencontrer) à la suite de Dieu ?

 

 

            Quelqu’un me disait, récemment, qu’à cause de son manque de connaissance biblique, les lectures de la messe lui étaient pénibles. On le comprend assez bien pour l’Ancien Testament ; mais cela vaut aussi pour le Nouveau. Avec le risque de transformer l’Évangile en recueil de bons sentiments, et la crèche en pouponnière ! La grande crèche qui se dresse dans notre basilique, ce soir, dit précisément autre chose…

 

            Quand saint Matthieu raconte la « genèse de Jésus Christ », il s’adresse à des lecteurs qui connaissent les Écritures. Les premiers mots résonnent dans leur mémoire, comme les premières notes de musique font effet sur une piste de danse. Derrière la parenté de Jésus, telle que l’évangéliste la rapporte, on peut voir la parenté d’Isaac. Abraham, dans le livre de la Genèse, n’a pas d’enfant de sa femme, Sarah, alors qu’une grande promesse lui est faite : une descendance nombreuse. Comme pour Isaac, la venue de Jésus sera le signe d’une volonté manifeste de Dieu en faveur de son peuple. Cette attention de Dieu va pourtant être mise à l’épreuve : comme Isaac, Jésus sera conduit au sacrifice de sa vie, l’accomplissant pleinement. En englobant L’AUTEL et, à l’arrière-plan, la croix, notre crèche signifie cette continuité : le don de Dieu est toujours mis à l’épreuve de notre confiance, de notre patience.

 

 

            Saint Matthieu, du reste, ne s’en tient pas à suggérer cette continuité entre Isaac et Jésus. Il reprend également Isaïe pour appliquer sa prophétie à l’enfant de Bethléem. Le prophète se tournait alors vers le roi Acaz dont le royaume, Juda, était assiégé par des ennemis ; or, au lieu de s’en remettre à Dieu, le roi avait fait appel à une puissance étrangère, dont il deviendra l’esclave. En attribuant à Jésus la parole d’Isaïe, Matthieu indique que l’enfant de la crèche est signe de la supériorité de Dieu par rapport à toute autre puissance. Si L’AMBON, le lieu de la Parole, est également situé dans cette grande crèche, c’est pour signifier la valeur fondamentale de la Parole de Dieu pour notre vie. Noël n’est pas l’histoire sympathique de la naissance du petit Jésus… C’est l’invitation à nous faire petits pour accueillir la seule puissance qui peut nous libérer en profondeur des oppositions qui nous entravent.

 

 

            Que célébrons-nous donc dans quelques jours ? Une seule chose : la venue, le don de Dieu dans l’histoire, dans notre histoire. Dans l’enfant de la crèche, Dieu se donne pour nous engager sur un chemin de vie, de lumière. Sur ce chemin, comme dans notre grande crèche, les difficultés, les renoncements ne sont pas absents. D’où la présence de l’autel : pas à pas, nous apprenons à nous libérer de ce qui nous empêche d’être vraiment disponibles pour la Parole de Dieu ; d’où, également, la présence de l’ambon sous cette crèche. Célébrant ainsi Noël, nous assumerons plus librement notre rôle dans le monde : celui du service, auquel Saint Paul fait allusion quand il écrit aux Romains : « vous êtes appelés à être saint ». Pour cette raison, nous avons également placé sous la crèche LE SIEGE de la présidence : il est l’image du service que tout chrétien est appelé à rendre dans le monde.

 

            Le manque de familiarité avec l’Écriture peut effectivement rendre les lectures de la messe rébarbatives. Mais, si le son est dur à capter, retenons au moins l’image : près de la crèche, signe du don de Dieu, se dresse l’autel. Il indique que nous aurons toujours à nous laisser libérer de nos peurs, de nos enfermements, pour que la Parole, valorisée par l’ambon, soit notre véritable appui. Alors nous pourrons apporter le service particulier que nous pouvons rendre : témoigner de l’espérance et de la vraie joie de Noël !

Amen.

4ème dimanche de l’Avent
P. Emmanuel Decaux

Homélie du 33ème dimanche du temps ordinaire, année C. Petit sondage sur la fin du monde lecture des textes de la messe ici: http://www.aelf.org/office-messe?date_my=13/11/2016

 

Nous célébrons aujourd'hui le dimanche de la miséricorde c'est une occasion de se pencher encore plus sur cette miséricorde qu'on a exploré tout au long du carême. 

Cette miséricorde est à nouveau d'actualité on n'en reparle un peu plus car d'une part on l’a un peu oublié et pourtant c'est mentionné dans la Bible à plusieurs reprises et tout le notamment dans le livre de l'exode Ex 34,6 : « le seigneur le seigneur Dieu tendre et miséricordieux lent à la colère plein d'amour et de vérité »,  et d’autre part on n'en reparle un peu plus parce que on n'en a besoin pour nous aujourd'hui. 

Donc l'évangile  que nous venons d'entendre parle de miséricorde. Je vais notamment relever cinq points qui parlent de cette miséricorde.

1/ Dieu nous devance ce que l'on fait un pas vers lui c'est avant tout lui qui fait un pas vers nous et en faite c'est lui qui nous permet de faire un pas vers lui. Ceci est signe de miséricorde de Dieu : il prend les devants et nous permet de nous rapprocher de lui.

2/ Dieu vient sans cesse à notre rencontre, à notre secours. Par deux fois Jésus va à la rencontre des apôtres enfermé chez eux, morts de peur ! Y a-t-il quelqu'un pour me sauver ? Me pardonner ? Me relever ? Lui Jésus peux le faire !

3/ Dieu donne sa paix. Elle est le don de Dieu plus qu'un simple salut, c'est le don précieux après la mort et la résurrection de Jésus : « la paix soit avec vous ». La paix est le fruit de sa victoire, de la victoire de l'amour de Dieu sur le mal, le fruit du pardon qui chasse la peur. Ceci est signe de miséricorde de Dieu pour nous.

4/ Dieu donne son esprit saint et donne le pouvoirs de pardonner les péchés. Le pardon des péchés est en lien avec le don de l'Esprit Saint. La miséricorde de Dieu se répand dans le don de son Esprit, qui nous fait l’imiter : Parfait comme lui est parfait, amour comme lui et d'amour, pardon comme lui et pardon. Et Jésus confie cette mission d'être instrument de son pardon en agissant en son nom. L’église est envoyée dans le monde pour transmettre cette miséricorde de Dieu. Jésus m’envoie dans le monde pour être témoin de sa miséricorde.

5/ Et il y a Thomas ! appelé aussi jumeau. C'est-à-dire que chacun d'entre pouvons nous  identifier à lui et nous le faisons volontiers. Thomas proclame cette belle profession de foi : « mon seigneur et mon dieu ». Mieux que Saint-Pierre où Jésus lui avait posé la question à laquelle il avait répondu : « tu es le messie » c'est-à-dire l'envoyé de Dieu. Thomas ici proclame : « Mon seigneur est mon dieu ». Ce qui signifie qu'il reconnaît que Jésus est Dieu et non pas simplement son envoyé. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! Cette béatitude est la béatitude de la foi. 

Cependant il y a un problème : Il y a des doutes et des questions. Thomas bute sur cet aspect de la résurrection comme beaucoup de personnes encore aujourd’hui. Et on a tous du mal à comprendre à reconnaître. C'est normal ! Et Saint-Paul l’a vécu aussi auprès des grecs à Athènes. 

À la réponse des doutes de Thomas, Jésus offre les signes de sa résurrection pour lui permettre de croire pour ensuite professer sa foi et ensuite se mettre en route (=être témoin de sa résurrection). Quelle chance ! Jésus apparaît à Thomas et répond à son attente ! Mais qu'en est-il de / pour nous ?

Pour nous Jésus ne se cachent pas, il continue à nous offrir les signes de sa résurrection mais il y a 2 problèmes que j’identifie : on ne voit pas, on ne veut pas.

On ne voit pas, c'est-à-dire qu'on ne regarde pas au bon endroit. Car Jésus continue à nous offrir à nous aussi les signes de sa résurrection dans nos propres vies, dans son église, dans le monde. Nous avons de multitudes exemples autour de nous et dans notre propre vie où Dieu révèle la puissance de sa résurrection. À nous de les voir !

On ne veut pas. C'est une sorte de peur qui me fait résister à avancer d’avantage: Si Dieu vient dans ma vie alors… Alors quoi ? Thomas reconnaît Jésus comme Dieu. Il proclame qu'il est Dieu. Et plus tard il annoncera Jésus Christ ressuscité dans toute sa vie. => Est-ce que moi aussi je suis prêt à accueillir la présence de Dieu dans ma vie, à le professer, à l'annoncer ? Bien sûr avec l'aide de son esprit saint.

 

Voici ce qu'il en est de l'accueil de la miséricorde de Dieu dans nos propres vies. Pierre et Jean dans la première lecture ont accompli des signes et des prodiges si bien que la foule comprend, se met à les suivre, commence à croire en Dieu. Il s’agit de regarder avec les yeux du cœur et non pas les yeux du corps.

Merci Dieu pour ta miséricorde, ton action. Donne-moi de l'accueil, de la voir, donne-moi d’y répondre de tout mon cœur. Vient ouvrir mon cœur à ta présence qui transforme ma vie.

La Samaritaine 3ème dimanche de carême 2016 St JO Notes pour la prédication (= ce n’est pas exactement ainsi que le texte a été dit) D’une soif à l’autre Cana soif de joie et de vin Là la bible est au courant que c’est carême, alors on passe à l’eau plate, ou à pas d’eau du tout…. C’est la dèche Exode : Le peuple manque de quelque chose et il souffre. Et vous frères et sœurs, De quoi vous manquez et quelle est votre souffrance adossée ? Les tentations spirituelles n’ont pas changé en 3000 ans…. A quoi cela sert il de se faire suer avec l’évangile si ça ne sert à rien, si c’est pour traverser des déserts si longs, avoir l’impression qu’on n’aboutit à rien Autant jouir, autant être esclave; autant n rien changer ; au moins on savait ce qu’on aurait ct mieux avant, c’est + simple sans dieu, sans la libération, sans l’évangile, à quoi bon ? Mais dieu répond !! et donne un signe qui est aussi une réponse concrète à la soif L’espérance ne déçoit pas Comme c’est important cette phrase de st Paul ! C’est comme notre soif de dieu : Elle ne déçoit pas Cette histoire de la samaritaine c’est une histoire de désir qui vise mal Elle a un grand désir, elle a eu 4 maris (On pourrait même un peu avoir l’impression qu’elle dragouille Jésus autour du puit) au départ, pourtant , la rencontre ne matche pas très bien… ils ne se comprennent pas , sur 2 niveaux ; Ça matche à partir de quand ? Quand il lui dit quelque chose de la vérité de sa vie, de son désir Quand il lui parle au niveau de son attente/désir profond Il lui parle d’une eau qui apaise la soif de toute la vie ; c’est Lui, Jésus, cette eau vive Ça veut dire quoi ? Concrètement, ok, on perçoit bien que Jésus est une fontaine qui coule non stop, un torrent d’amour ; Mais on fait aussi l’expérience humaine et spirituelle qu’il ne suffit pas d’être disciple de Jésus pour vivre la fin de la soif spirituelle Est –ce à dire que nous ne serons jamais comblés ? Oui et non !.... -Oui on n’est pas à la hauteur de notre soif Oui il faut comme accepter que notre soif ait un côté inextinguible Faut il a lors se replier sur le ‘palpable’ comme la samaritaine ? Moi je crois que parfois dans nos vies, on entrevoit la plénitude, parfois dans nos vies, on est apaisé ; quelque chose étanche notre soif Repérer ces moments dans vos vies Allez y (-Silence- ) Misez tout là-dessus L’espérance ne déçoit pas Comme c’est important cette phrase ! Repérez les signes de vôtre bonheur profond, Et misez tout dessus Non pas en croyant que vous serez comblés sur la terre, mais en découvrant que là sera votre bonheur, La plénitude est pour une vie après, une vie transformée par la puissance de la résurrection Pourquoi vivre en essayant d’être transformé par l’évangile ? Pourquoi désirer aimer déjà comme Jésus, en sachant qu’on n’y arrivera qu’à moitié ? Par ce que déjà à moitié c’est énorme Par ce que en Jésus nous avons un modèle Par ce que avec Jésus, on reçoit des choses de lui, des cadeaux du St Esprit, qui nous transforment la vie Du coup, on change de vie, on vit l’évangile, pas pour se faire chier, pas pour être récompensé au paradis par ce que on aurait vécu éthiquement, ou moralement selon les préceptes de dieu (ça c’est plutôt le judaïsme ou l’islam), mais pas amour du bien , par gout de l’amour, par expérience que y’a plus de joie profonde à vivre ainsi Cependant, nous devons aussi assumer que tout sera crucifié Mais c’est pas horrible, C’est même une bonne nouvelle ; à la fois sur la terre et à la fois au début de notre résurrection, on a besoin de passer à la moulinette de l’amour de dieu, tout ce qu’on aura pas réussi à faire de nous même, et en collaboration avec dieu dans nos vies de foi Ça pique un peu, Mais c’est un processus salutaire, de salut !! Pour conclure, la citation préférée de Jésus de Ste Mère Theresa de Calcutta ; c’est Jésus qui dit « j’ai soif » il est comme nous, il a soif, il est comme nous, il cherche dieu, il cherche à accomplir la volonté de dieu il est comme nous, il accepte la croix pour vivre un plus grand amour (enfin, vous avez corrigé, nous essayons d’être comme lui) mais aussi : c’est à nous qu’il dit ‘j’ai soif’ : dieu est un dieu de désir, jésus nous révèle un dieu qui désire l’homme, qui l’aime, et attend quelque chose de lui peut être que nous avons à laisser tomber quelque chose , comme la samaritaine qui oubli sa cruche, tellement excitée ; elle a déposé aux pieds de Jésus le récipient de sa soif première dieu nous aime dieu nous désire dieu a soif de nous dieu attend quelque chose de nous !