homélie du 3ème dimanche TO – année C – 2016-01-24

unitechretien

Nous sommes dans la semaine de la prière de l’unité des chrétiens qui va s’achever demain.

Ce n’est pas qqchose de facultatif réservée à certains autres. Nous sommes tous concernés. Car cette prière a son fondement dans les Ev : Jn : « que tous soient uns, comme toi père tu es en moi et moi en toi ». C’est la volonté du Christ de nous voir unis. Et Jésus fait cette prière juste avant de mourir. Donc importante, faisant parti en quel que sorte de son testament, de ses dernières volontés.

Ce qui est aussi un peu fou dans cette volonté du Christ c’est que cette unité, ce travail de l’unité nous est remis entre nos mains. Et l’homme doit l’accueillir dans sa propre vie. C’est un don de Dieu qui est à recevoir. N’est pas accomplit mais en cours d’accomplissement. C’est en marche, et nous sommes impliqués dans cette marche.

>< ce qui va à l’encontre de cette bonne marche c’est le péché qui blesse nos vies. Cela viens marquer nos cœurs. Dans la Bible, ca commence très tot : dans le livre de la Genèse, entre Caen et Abel il y le péché de division qui commence par la jalousie. C’est le nom que l’on donne au diable, diabolose = diviseur. La première conséquence du mal est de nous diviser. La première atteinte du mal dans nos vie est la division en nous-mêmes, dans notre propre entourage et donc aussi entre les chrétiens. Et cela n’est pas la volonté de Dieu. Alors il y a du travail, il y a un combat à mener contre le diviseur.

 

Alors on travaille à cette unité en étant ouvrier de paix. Et on le voit et quelque fois on nous le reproche : « comment pouvez vous être artisans de paix, prêcher la paix, (=nous faire la leçon) puisque vous êtes un contre témoignage dans votre propre communauté / que votre communauté est un contre témoignage de fait par votre attitude commune les uns envers les autres où il y a tension, haine,… »

 

Mais au contraire, une communauté qui rayonne de l’amour fraternel, parle d’elle même, attire / conduit à la paix, évangélise du fait même que l’amour est vécu.

Cette semaine de la prière de l’unité des chrétiens n’est pas réservée à cette unique semaine mais toute l’année nous devons avoir à cœur d’avoir des communautés rayonnantes où la paix grandit. Avoir à cœur de rejeter le péché qui nous divise.

 

Voulons nous vraiment cela, cette unité ? attention au relativisme ambiant comme quoi tout se vaut ou au découragement qui nous fait dire que ca ne marchera pas.

3 pistes pour y travailler :

1/Vivre dans l’humilité. Nous n’avons pas forcement raison. S’ouvrir à l’autre demande une humilité au départ. Ce n’est pas parce que je suis catholique que j’ai la vérité entière. L’Eglise oui mais moi tout seul non. L’autre peut me faire comprendre des choses qui m’échappent, je n’ai pas fait moi-même tout le tour des questions de la foi.

// 2ème lecture où dans le corps un membre ne pas dire : « je n’ai pas besoin de toi ». Orthodoxe ne peut pas dire au catholique je n’ai pas besoin de toi, un catholique ne peut pas dire au protestant : je n’ai pas besoin de toi, etc…

Nous avons tous besoin des uns des autres pour grandir, pour progresser.

 

2/ Passe par une connaissance mutuelle. Image du pont : construire un pont/ necessite des fondations de chaque coté de la rivière. => se connaître soi même, connaître sa propre foi. => connaître l’autre : sa foi, sa liturgie, sa doctrine… apprendre qui est l’autre, découvrir nos différences et nos richesses.

 

3/ prier ensemble. L’ES passe par un frère qu’il soit catholique ou non. Dieu suscite toute personne et se manifeste à qui il veut, indépendemment de mes propres critères ou choix. Voici quelques exemples récents qui a fait progresser la vie de l’Eglise : le renouveau charismatique est d’origine pentecôtiste, le renouveau d’évangélisation comme le parcours alpha et le renouveau des paroisses sont suscités par des pasteurs…

 

c’est ce que l’on peut faire à notre échelle. Il y a aussi des questions plus techniques qui sont réservées soit aux théologiens spécialistes, soit aux responsables des différentes confesssions.

Mais face aux offenses ou blessures, on peut travailler à la réconciliation. Chercher à se pardonner en faisant la paix. Construire la paix entre nous. C’est entrer dans une connaissance mutuelle et un partage réciproque, entrer dans une véritable vie fraternelle avec mon frère, c’est entrer dans une relation d’amour qui fait que l’on se connaît, on s’aime et que l’on va au-delà de nos différences, que l’on trouve sa place dans ce corps qu’est l’Eglise ET que l’on reconnaisse la place de l’autre dans ce corps qu’est l’Eglise.

 

Cela passe par nous, chacun d’entre nous. Dans toutes les dimensions de notre vie on peut s’habituer à être en paix. Dans notre quotidien simple et humble.

  • enlever les obstacles : critique, indifférence, jalousie orgueil envie. En couple, au travail, en paroisse (quel est mon témoignage comme chrétien)
  • vivre la rencontre, se connaître, prier ensemble, découvrir Dieu ensemble (fraternités locales qui nous sont proposées sont un bon moyens : universités ou écoles, groupes des confirmés de l’année dernière, le MCC,… coté JP ca manque un peu…). Il y a aussi Coexister, et puis tous nos groupes auxquels nous appartenons et qui sont des occasion de vivre ces belles choses.

L’AUJOURD’HUI est en train de s’accomplir. La volonté de Dieu est en train de s’accomplir ! Que tous soient uns. « Notre corps ne fait qu’un » nous dit saint Paul. Demandons à Dieu de nous inspirer, demandons à Dieu de nous aider à nous accueillir les uns les autres. C’est dans l’unité grandissante que nous découvrons aussi Dieu. Travaillons à cette unité de tout notre cœur.